© Cécilia Nilsdotter

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About

« Des regards se posent sur moi alors que c’est moi qui les regarde. Chacune d’entre elles me transporte dans un parcours ethnologique où chaque détail a son importance. Elles m’invitent à explorer comme jamais.

Au final, je n’ai pas ou peu de mots pour décrire ce que qu’il m’est donné de voir. L’émotion que j’éprouve en regardant le travail de Diane est forte et peut-être que seul le mot «utile à donner» est «trésor» car pour ma part je sais reconnaître un trésor quand j’en vois un. Découvert lors de sa sélection comme finaliste au Grand prix photographique 2016, le travail de Diane Vo Ngoc s’axe sur des portraits de femmes à travers le monde réalisés à la chambre super Graflex au polaroid avec pour particularité de les transférer sur des papiers fabriqués à chaque fois dans le pays d’origine de la tenue que porte le modèle.

Ces clichés pourtant récents vous plongeront immanquablement dans une vision de la photographie des années 1839-40 avec l’apparition du daguerréotype en France et diffusé seulement en 1854 au Japon. J’y ai vu le pendant féminin du cliché du samouraï de 1881 et colorisé récemment qui avait été pris par Franz von Stillfried-Ratenicz ou encore le travail d’Uchida Kuichi (1846-1875), photographe officiel de l’empereur dont l’atelier était fréquenté par les acteurs de kabuki et les geishas. Quoi qu’il en soit, l’ensemble est déroutant de poésie et de subtilité. Posséder l’un de ces originaux est indispensable pour tout collectionneur de belles photographies. »


François Rastoll, galeriste – Juin 2016